GBADs - L'impact mondial des maladies animales

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L’impact mondial des maladies animales est jugé considérable

Cependant, aujourd’hui, notre vision du problème est limitée et partielle

Nous nous efforçons de changer cela

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Qu’est-ce que
l’impact mondial des maladies animales (GBADS)? Global Burden of Animal Diseases

Face aux défis démographiques, à l’augmentation du commerce international et aux effets du changement climatique, la santé animale est plus que jamais essentielle au développement et au bien-être des populations humaines dans le monde.

Les animaux d’élevage représentent 40% de la valeur de l’agriculture mondiale. Ils assurent les revenus et les moyens de subsistance d’une personne sur cinq1, principalement dans les pays en développement.

Cependant, les maladies animales peuvent réduire considérablement ce potentiel.

L’évaluation de l’impact de ces maladies est capitale pour améliorer notre rapport aux animaux d’élevage et pour construire un monde plus durable.

C’est l’objectif du programme GBADs – Global Burden of Animal Diseases (« l’impact mondial des maladies animales »).



40

de la valeur de l’agriculture mondiale est constituée par les animaux d’élevage

1

dépend des animaux d’élevage pour ses revenus et ses moyens de subsistance


24 MILLIARDS DE DOLLARS

est la valeur estimée du marché des produits de santé animale (données de 20152). Nous disposons toutefois de très peu d’informations concernant le coût des services, la valeur des produits ciblant différentes maladies ou affections ou encore les investissements dans l’éducation, la coordination et la recherche.


PARTIE I

Un nouveau moyen d’évaluer l’impact des maladies animales

Le programme GBADs permettra de mieux comprendre les systèmes de production animale, y compris dans l’aquaculture, ainsi que leur empreinte sur la société et l’environnement.

Les animaux peuvent être confrontés à toute une série de problèmes de santé et de bien-être.

Bien souvent, les éleveurs doivent les gérer seuls, en particulier les petits exploitants qui ont un accès limité aux services et aux produits de santé animale en raison de contraintes sociales, financières et géographiques.

L‘impact des maladies animales dans le monde est jugé considérable. Cependant, il est très difficile à mesurer. Nous n’avons aujourd’hui qu’une vision limitée et partielle des enjeux économiques majeurs liés à la santé et au bien-être des animaux.

Nous nous efforçons de changer cela.

En rassemblant les données disponibles et en élaborant une méthodologie novatrice, le programme GBADs doit déterminer le poids économique des maladies animales. Les résultats permettront d’orienter les réponses gouvernementales et non gouvernementales aux questions de santé animale.

Impact des maladies animales

Nous sommes davantage sensibilisés aux maladies animales très contagieuses, car elles peuvent avoir des répercussions sur le commerce, l’approvisionnement alimentaire, voire sur la santé humaine. De plus, en coulisse, de nombreux autres facteurs jouent un rôle dans la santé et la productivité des animaux. Parmi ceux-ci figurent des facteurs de gestion tels que la nutrition, le risque d’accidents ou de prédation ainsi que les changements environnementaux. Il faut donc dépenser de l’argent pour tenter de prévenir les pertes potentielles ou pour y répondre.



SANTÉ ET PRODUCTION

PERTES VISIBLES

POUR LES ÉLEVEURS

  • Mortalité animale
  • Faibles rendements (ex. : réduction de la production de lait)

POUR LA SOCIÉTÉ

  • Mortalité humaine
  • Accès réduit à la nourriture
  • Produits animaux de mauvaise qualité

MANQUE À GAGNER

COÛTS SUPPLEMENTAIRES


  • Médicaments/insecticides
  • Vaccins
  • Temps
  • Coûts de santé publique

SANTÉ ET PRODUCTION

PERTES NON VISIBLES

POUR LES ÉLEVEURS

  • Diminution de la fertilité des animaux
  • Modification de la structure des populations animales
  • Hausse des coûts du travail
  • Report des ventes d’animaux et de leurs sous-produits

POUR LA SOCIÉTÉ

  • Augmentation du coût des produits animaux
  • Dégradation de l’environnement et émissions de CO2

MANQUE À GAGNER

PERTE DE REVENUS


  • Accès limité aux marchés
  • Utilisation sous-optimale des technologies




Adapté de Rushton J, Thonton P.K. & Otte M.J. (1999). Methods of economic impact assessment. Rev. Sci. Tech. Off. Int. Epiz., 18 (2), 315-342. Disponible en ligne : https://doc.oie.int/dyn/portal/index.xhtml?page=alo&aloId=29294&espaceId=100. (consulté le 31 mars 2022) Rushton J. (2008). – The Economics of Animal Health & Production. CAB International, Royaume-Uni. 3



Impact des maladies animales

Nous sommes davantage sensibilisés aux maladies animales très contagieuses, car elles peuvent avoir des répercussions sur le commerce, l’approvisionnement alimentaire, voire sur la santé humaine. De plus, en coulisse, de nombreux autres facteurs jouent un rôle dans la santé et la productivité des animaux. Parmi ceux-ci figurent des facteurs de gestion tels que la nutrition, le risque d’accidents ou de prédation ainsi que les changements environnementaux. Il faut donc dépenser de l’argent pour tenter de prévenir les pertes potentielles ou pour y répondre.



SANTÉ ET PRODUCTION

PERTES VISIBLES

POUR LES ÉLEVEURS

  • Mortalité animale
  • Faibles rendements (ex. : réduction de la production de lait)

POUR LA SOCIÉTÉ

  • Mortalité humaine
  • Accès réduit à la nourriture
  • Produits animaux de mauvaise qualité

MANQUE À GAGNER

COÛTS SUPPLEMENTAIRES


  • Médicaments/insecticides
  • Vaccins
  • Temps
  • Coûts de santé publique

PERTES NON VISIBLES

POUR LES ÉLEVEURS

  • Diminution de la fertilité des animaux
  • Modification de la structure des populations animales
  • Hausse des coûts du travail
  • Report des ventes d’animaux et de leurs sous-produits

POUR LA SOCIÉTÉ

  • Augmentation du coût des produits animaux
  • Dégradation de l’environnement et émissions de CO2

PERTE DE REVENUS


  • Accès limité aux marchés
  • Utilisation sous-optimale des technologies




Adapté de Rushton J., Thonton P.K. & Otte M.J. (1999). : Methods of economic impact assessment. Rev. Sci. Tech. Off. Int. Epiz., 18 (2), 315 - 342. Disponible en ligne: https://doc.oie.int/dyn/portal/index.xhtml?page=alo&aloId=29294&espaceId=100. (consulté le 31 mars 2022) Rushton J. (2008) – Economics of Animal Health & Production. CAB International, Royaume-Uni. 3

Rushton J. (2008). – The Economics of Animal Health & Production. CAB International, United Kingdom. 4


PARTIE II

La santé animale, un moteur du développement humain inclusif

Le bétail et les animaux aquatiques représentent, pour les humains, une source de revenus, d’aliments nutritifs, de vêtements, d’engrais, de matériaux de construction et de force de traction. Les pertes se répercutant directement sur les producteurs et les consommateurs, et indirectement sur la société dans son ensemble, il est de plus en plus important d’optimiser l’utilisation des animaux d’élevage dans l’agriculture et l’aquaculture en faisant preuve d’humanité et dans le respect de l’environnement.

Le programme GBADs doit contribuer à renforcer l’efficacité des systèmes de production animale, améliorant ainsi les moyens de subsistance, le bien-être général et la durabilité environnementale.



Humains et bétail

Les populations de bétail et d’espèces aquatiques n’ont jamais été aussi nombreuses. Or, ces animaux utilisent la terre et l’eau et influent sur la qualité de l’air.

Mt = million de tonnes
(équivalent en unités de bétail sur la base des données FAOSTAT)
Adapté de Rushton J. & Bruce M. (2016). : Using a One Health approach to assess the impact of parasitic disease in livestock: how does it add value? Parasitology, 144 (1), 15 25.
doi: 10.1017/S0031182016000196. 5

La production animale fait vivre un milliard de personnes

À l’échelle mondiale, 1,3 milliard6 de personnes dépendent directement des animaux de rente pour vivre. Parmi elles, 600 millions sont de petits exploitants situés dans certains des pays les plus pauvres du monde7. La mauvaise santé des animaux dans ces pays a une incidence sur la production, exposant les éleveurs à une baisse de revenus et à une diminution de leur bien-être.

Juanita Perez
Éleveuse d’ovins dans la région andine

Juanita élève un troupeau de 12 ovins. Elle les vend ainsi que leur laine sur les marchés locaux.

Dans la région, une maladie très contagieuse appelée fièvre aphteuse a des répercussions négatives sur la production animale et le commerce, ce qui menace les revenus de Juanita. Le gouvernement a élaboré une stratégie de lutte contre la fièvre aphteuse, mais Juanita a d’autres préoccupations quotidiennes pour nourrir sa famille et son troupeau et les maintenir en bonne santé. Elle a besoin de soutien et de conseils supplémentaires en matière de nutrition ovine, de génétique et de lutte antiparasitaire ainsi que d’un meilleur accès aux produits et services vétérinaires.

Une aide plus ciblée de son gouvernement l’aiderait à améliorer la productivité de son troupeau et, par conséquent, les ressources et le bien-être de sa famille.

Le programme GBADs aidera les gouvernements à identifier les problèmes de santé animale ayant le plus de répercussions sur les moyens de subsistance des éleveurs.

Les animaux de rente fournissent des protéines de haute qualité à la plupart des populations

La production animale est essentielle pour fournir un accès suffisant à des protéines de haute qualité et s’avère particulièrement importante dans les pays où la malnutrition est fréquente. Outre les pertes directes de productivité, les maladies animales sont susceptibles d’influencer la transformation des produits animaux et les procédés utilisés.

811 millions de personnes

se couchent le ventre vide chaque soir.8

Peste porcine africaine
Une menace mondiale pour la sécurité alimentaire

Le porc est la viande la plus consommée au monde, représentant 35%9 de la consommation totale de viande. Ces dernières années, la peste porcine africaine, une maladie mortelle des porcs, a pris une dimension critique pour la filière porcine, entraînant des pertes massives dans les cheptels avec de graves conséquences économiques. En l’absence de vaccin efficace, la maladie compromet non seulement la santé et le bien-être des animaux, mais a également des effets néfastes sur les moyens de subsistance des éleveurs et sur la sécurité alimentaire.

Les informations fournies par le programme GBADs aideront les décideurs à orienter les ressources vers les maladies animales menaçant la sécurité alimentaire des populations humaines à risque.

Des animaux en bonne santé contribuent à préserver l’environnement et les écosystèmes naturels

La moindre productivité des animaux malades accroît le besoin de ressources pour atteindre un rendement donné. Il faut donc plus d’animaux pour obtenir les mêmes résultats, ce qui nécessite en définitive davantage de terres et d’eau.

Utilisation des terres agricoles et de l’eau dans l’agriculture

Les recherches dans le domaine de l’agriculture terrestre estiment que deux tiers des terres agricoles sont consacrées à l’élevage10; l’agriculture consomme entre 70 % et 90 % de l’eau douce de la planète11, dont un tiers est utilisé pour l’élevage12; qui est une source majeure de méthane (CH4) et indirectement d’émissions de dioxyde de carbone (CO2) et de pollution locale.


Terres agricoles


Eau douce

Les conclusions du programme GBADs permettront de mieux gérer les ressources naturelles et contribueront indirectement à limiter les effets du système alimentaire sur le changement climatique et la dégradation environnementale.

L’élevage est la clé de l’émancipation des femmes dans certaines régions

Dans les économies rurales fondées sur l’agriculture, les femmes représentent les deux tiers des éleveurs à faible revenu13 les animaux étant souvent plus faciles à acquérir que d’autres actifs matériels et financiers14. Ils constituent une source de revenus qui aide à faire face à des dépenses spécifiques du ménage, par exemple les frais de scolarité des enfants ou les coûts médicaux, et s’avère également décisive pour leur émancipation. Cependant, les explications économiques concernant le travail de ces quelque 400 millions de femmes sont insuffisantes et leur rôle demeure méconnu.

Éradiquer la peste des petits ruminants
pour améliorer les moyens de subsistance des femmes

La peste des petits ruminants (PPR) est une maladie des ovins et des caprins. Au cours des quinze dernières années, elle s’est propagée à plus de 70 pays. Elle menace désormais 80 % des ovins et des caprins à l’échelle mondiale, dont un grand nombre sont détenus par des femmes.

La maladie est très contagieuse et entraîne une forte chute de la production ainsi qu’une mortalité élevée chez les animaux. Des pertes aussi importantes ont des conséquences directes sur les revenus des ménages, réduisant considérablement les possibilités d’accès aux soins de santé et à l’éducation, et aboutissant parfois à une diminution du statut social. Une meilleure compréhension des répercussions de la PPR sur la condition des femmes peut contribuer à leur émancipation dans de nombreux pays.

L’éradication de la PPR nécessitera des efforts de grande ampleur dans les dix prochaines années. Comprendre les effets socioéconomiques de la maladie est essentiel pour promouvoir les investissements nécessaires.

Le programme GBADs examinera la possession de bétail par genre dans le monde. Il s’engage également à fournir des informations sur les données sexospécifiques disponibles

La santé animale et la santé humaine sont interdépendantes

L’émergence de maladies et la réapparition de maladies animales transfrontalières majeures se sont multipliées dans les dernières décennies. Trois maladies infectieuses émergentes sur cinq chez les humains sont d’origine animale. Les maladies animales affectent également la sécurité alimentaire et la nutrition humaine dans la mesure où elles réduisent la disponibilité et l’accessibilité financière des produits animaux de qualité.




Les maladies importantes et leurs conséquences sur les 30 dernières années

L’élevage s’inscrit dans un système économique. La nouvelle approche proposée par le programme GBADs rendra compte de ce contexte lors de l’évaluation de l’impact des maladies animales en passant d’une approche axée sur la santé animale à une approche économique.


Télécharger la frise chronologique

Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB)

A entraîné des changements de réglementation en matière d’alimentation animale

Conséquences économiques dans le secteur de la viande bovine au Royaume-Uni depuis plusieurs décennies

Demande accrue de traçabilité

Peste porcine classique

Nombreux foyers en Europe, ayant tous coûté entre 1 et 2 milliards d’euros avec des répercussions économiques dans la région

Fièvre aphteuse

Foyers périodiques coûteux en Amérique du Sud, puis en Europe

Endémique dans les pays à revenus faibles et intermédiaires (PRITI), entraînant des pertes économiques pour les éleveurs

Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS)

Émergence attribuée à la consommation d’animaux exotiques/sauvages

Streptococcus suis

Pratiques de manipulation à l’origine d’infections par des souches de bactéries commensales du porc qui rendent les éleveurs gravement malades

Influenza aviaire H5N1

Choc pour l’économie et l’approvisionnement alimentaire à l’échelle mondiale (secteur avicole, fournisseurs d’alimentation animale, restaurants, tourisme)

Influenza H1N1

Abattage inutile de porcs et pertes économiques imputables à la panique et à la désinformation

Ebola

Perturbation des chaînes d’approvisionnement locales

S’explique en partie par une augmentation des contacts avec la faune sauvage

Peste porcine classique

Agent pathogène très contagieux qui persiste chez les sangliers, rendant le contrôle de la maladie difficile

Zika

Les pratiques d’élevage commercial ont peut-être contribué à l’épidémie au Brésil

Peste porcine africaine

Baisse de 10 % de l’offre mondiale de viande porcine en raison de la concentration du secteur en Asie

COVID-19

Les méthodes de confinement nécessaires menacent la sécurité alimentaire et les chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale

1990

1995

2000

2005

2010

2015

2020



Adapté de G T Patterson et coll., 2020

Le programme GBADs favorisera les investissements dans des mesures de surveillance et de prévention afin de gérer et de limiter les risques d’émergence de maladies provenant du bétail et des espèces d’aquaculture.

PARTIE III

Comment le programme GBADs changera-t-il le statu quo ?

L’économie de la santé animale a traditionnellement été utilisée pour préconiser des stratégies de lutte contre des maladies spécifiques à un moment donné. Le programme GBADs vise à transformer cette approche pour prendre en considération les besoins d’investissement dans le secteur de la santé animale en fonction d’un contexte socioéconomique global. Cela permettra une allocation optimale des ressources grâce à une prise de décision fondée sur des données probantes.



Approche actuelle et nouvelle approche

Le bétail et les animaux aquatiques font partie d’un système économique. La nouvelle approche proposée par le programme GBADs rendra compte des conséquences sociales et environnementales au sens large lors de l’évaluation de l’impact des maladies animales et aidera à optimiser les ressources essentielles.

Approche actuelle

Réponse à des problèmes de santé animale spécifiques

Une maladie prend de l’importance

Infograph

Une stratégie est élaborée

Infograph

Une justification économique est établie

Infograph

Un programme de lutte contre la maladie est lancé

Infograph

Nouvelle approche

Avant toute allocation de ressources

Le contexte socioéconomique est évalué

Infograph

L’allocation des ressources est analysée

Infograph

Les lacunes sont identifiées

Infograph

Les ressources sont réaffectées en fonction des besoins

Infograph

APPROCHE

GBADs

Approche actuelle

Réponse à des problèmes de santé animale spécifiques

APPROCHE

GBADs

Nouvelle approche

Avant toute allocation de ressources




Adapté de Rushton J. (2017). : Improving the use of economics in animal health : Challenges in research, policy and education. Prev. Vet. Med., 137 (Pt B), 130 : 139. doi:10.1016/j.prevetmed.2016.11.020.15



Le programme GBADs permettra de quantifier les effets positifs et négatifs des systèmes de production animale sur la société et l’environnement, et offrira des solutions pour soutenir les petits exploitants, les entreprises et la société dans son ensemble.

Une méthodologie détaillée sera élaborée par une équipe diversifiée de chercheurs en vue de collecter des données et de produire des informations standardisées et comparables sur l’incidence économique des maladies animales. Le programme GBADs se servira également des systèmes d’information existants, tels que ceux utilisés par l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) (ex. : OMSA-WAHIS, Processus PVS de l’OMSA) et par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) (ex. : FAOSTAT et EMPRES-i).




Optimiser les flux d’informations

Le programme GBADs fournira des informations au niveau des exploitations et des pays.

Cheptels

Infograph

Biomasse
des animaux

Infograph

Investissements économiques liés aux animaux et aux infrastructures

Infograph

Manque à gagner lié à la mauvaise santé des animaux

Infograph

Perte de production

Infograph

Dépenses

Infograph

Impact des syndromes ou des maladies individuelles décrites

Infograph

Conséquences économiques

Infograph

Qui est touché dans la société

Infograph


Adapté de Rushton J., Huntington B., […] & Mesenhowski S. (2021). - Roll-out of the Global Burden of Animal Diseases programme. Lancet, 397 (10279), 1045-1046. doi: 10.1016/S0140-6736(21)00189-6 16


Pourquoi avons-nous besoin de données standardisées ?

Cela permettra d’établir des comparaisons concernant l’impact des maladies dans le temps à l’échelle mondiale et entre:

  • les systèmes de production animale
  • les secteurs
  • les pays
  • les régions

À long terme, le programme GBADs vise à recueillir suffisamment de données pour pouvoir décomposer davantage l’impact des maladies, par exemple par statut socioéconomique ou au sein des ménages par genre.

Le programme GBADs appliquera sa méthodologie pour:

  • produire des études de cas ;
  • élaborer des lignes directrices pour l’établissement d’estimations des populations animales, d’une classification des systèmes de production ainsi que des paramètres de la production animale ;
  • développer les meilleures pratiques en matière d’évaluation économique de la santé animale ;
  • fournir une plateforme d’analyse afin d’aider les décideurs dans le domaine de la santé animale.

Le programme GBADs permettra aux décideurs dans le domaine de la santé animale :

Evaluate

D’établir des plans d’investissement garantissant des systèmes de santé animale adéquats.

Evaluate

D’allouer des ressources pour résoudre les problèmes les plus graves pour la santé et le bien-être des animaux et des humains.

Evaluate

D’évaluer les investissements en santé animale pour s’assurer qu’ils produisent des résultats sociétaux.

Le programme GBADs développe un moteur de connaissances pour informer les décideurs des secteurs public et privé, favoriser le changement de politiques et renforcer les stratégies afin d’améliorer la performance des systèmes de santé animale et de progresser vers la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).


SDG2 SDG3 SDG5 SDG8 SDG12 SDG14

Le programme GBADs contribuera à renforcer le système alimentaire pour le bien de la société et de l’environnement. Il s’agit là d’un bon exemple de mise en pratique de l’approche « Une seule santé ».

Pour en savoir plus

Article de la Revue scientifique et technique de l’OMSA

Consulter le site Internet GBADs

Lire le OMSA PANORAMA on GBADs

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Nous suivre



Le programme GBADs bénéficie de l’aide technique et financière du Centre australien pour la recherche agricole internationale (ACIAR), de la Fondation Bill & Melinda Gates, de la Commission européenne, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Royaume-Uni (Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement) et de l’organisation Brooke.




RÉFÉRENCES


1. Thornton P.K., Jones P.G., Owiyo T.M., Kruska R.L., Herrero M., Kristjanson P., Notenbaert A., Bekele N. & Omolo A. (2006). – Mapping climate vulnerability and poverty in Africa: report to the Department for International Development. Institut international de recherche sur l’élevage, Nairobi, Kenya, 200 pp.

2. Département des pêches et de l’aquaculture, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, Viale delle Terme di Caracalla, 00153 Rome, Italie.

3. Rushton J., Thonton P.K. & Otte M.J. (1999). Methods of economic impact assessment. Rev. Sci. Tech. Off. Int. Epiz., 18 (2), 315–342. Available at: https://doc.oie.int/dyn/portal/index.xhtml?page=alo&aloId=29294&espaceId=100 (accessed on 31 March 2022).

4. Rushton J. (2008). – The Economics of Animal Health & Production. CAB International, United Kingdom. doi:10.1079/9781845931940.0000.

5. Rushton J. & Bruce M. (2016). Using a One Health approach to assess the impact of parasitic disease in livestock: how does it add value?. Parasitology, 144 (1), 1525. doi:10.1017/S0031182016000196.

6. Ashley S., Holden S. & Bazeley P. (1999). - Livestock in poverty-focused development. Livestock in Development, Crewkerne, Royaume-Uni.

7. Voir note de bas de page 1.

8. https://www.wfp.org/zero-hunger.

9. Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) (2014) – Food Outlook biannual report on global food markets. FAO, Rome, Italie. Disponible en ligne : http://www.fao.org/3/i4136e/i4136e.pdf (consulté le 8 septembre 2021).

10. Wirsenius S., Azar C. & Berndes G. (2010). – How much land is needed for global food production under scenarios of dietary changes and livestock productivity increases in 2030? Agric. Syst., 103 (9), 621–638. doi:10.1016/j.agsy.2010.07.005.

11. Molden D., International Water Management Institute & Comprehensive Assessment of Water Management in Agriculture (programme) (éd. 2007). – Water for food, water for life: a comprehensive assessment of water management in agriculture. Earthscan, London, United Kingdom & Sterling, Virginia, États-Unis d’Amérique, 664 pp.

12. Gerbens-Leenes P.W., Mekonnen M.M. & Hoekstra A.Y. (2013). – The water footprint of poultry, pork and beef: A comparative study in different countries and production systems. Water Resour. Ind., 1–2, 25–36. doi:10.1016/j.wri.2013.03.001.

13. Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) (2013). - Comprendre et intégrer les questions de genre dans les projets et programmes d’élevage. FAO, Rome, Italie, 56 pp. Disponible en ligne: http://www.fao.org/3/i3216e/i3216e.pdf (consulté le 8 septembre 2021).

14. Herrero M., Grace D., Njuki J., Johnson N., Enahoro D., Silvestri S. & Runo M.C. (2013). - The roles of livestock in developing countries. Animal, 7 (s1), 3-18. doi:10.1017/S1751731112001954.

15. Rushton J. (2017). - Improving the use of economics in animal health - Challenges in research, policy and education. Prev. Vet. Med., 137 (Pt B), 130-139. doi:10.1016/j.prevetmed.2016.11.020.

16. Rushton J., Huntington B., […] & Mesenhowski S. (2021). - Roll-out of the Global Burden of Animal Diseases programme. Lancet, 397 (10279), 1045-1046. doi: 10.1016/S0140-6736(21)00189-6.